Les dirigeants palestiniens devraient se retirer poliment ou être renvoyés par le peuple

Translated from English

Published on the Middle East Eye édition française on 22/1/2018

Mahmoud Abbas va demander à l’Union européenne de reconnaître l’État de Palestine. Mais la cause et les sacrifices consentis par des millions de Palestiniens méritent beaucoup plus que ce que les dirigeants actuels ont accompli ou ne pourront jamais offrir

Lors de la dernière réunion du Conseil national palestinien à Ramallah, le président Mahmoud Abbas, en évoquant certaines des réussites palestiniennes des ces dernières années, a filé la métaphore du football.

Il a rappelé qu’en 1934, l’équipe palestinienne – battue un but à zéro – avait été privée par l’Égypte d’une place en Coupe du monde de football. Il leur a rappelé avec fierté qu’en 2009 la Palestine s’était classée 179e au classement mondial de la FIFA.

Elle est toutefois passée à la 80e place du classement récemment publié, alors qu’Israël se trouvait en 98e position, « malgré tous les efforts qu’ils ont déployés », a-t-il souligné.

Abbas attribue cette réussite aux efforts considérables de la Fédération palestinienne de football, mais ajoute toutefois qu’elle est aussi due au fait que le sport n’est pas politisé – et que quiconque voulant y participer peut le faire indépendamment de la faction politique à laquelle il appartient. Il a prédit en plaisantant qu’« un jour, nous pourrions même nous placer avant l’Amérique ».

Sa métaphore du football était intéressante, mais dans un sens différent.

La métaphore

Les dirigeants palestiniens pourraient-ils tirer des leçons de ce beau sport ? Si la Palestine était une équipe appartenant à l’une des leagues anglaises, comment son leadership gagnerait-il régulièrement, grimperait-il dans chaque ligue, serait-il promu et gagnerait-il ensuite le prix ultime du championnat voire (pour compléter la métaphore) sa liberté et son indépendance ?

En football, comme en politique, il faut créer des équipes gagnantes – sur le terrain comme en dehors des stades. Les clubs de football sont sur le marché pour détecter les talents, acheter les meilleurs joueurs du moment, mais aussi pour faire progresser ceux qu’ils ont déjà. Les pressions du jeu moderne sont telles qu’on ne peut se permettre de rester les bras croisés, d’autant plus quand on voit les équipes voisines renforcer leurs positions.

Si nous prenons la période des 23 ans écoulés depuis les accords d’Oslo, nous constatons que les Palestiniens s’éloignent de plus en plus de leur objectif mais, à la différence d’une équipe anglaise de football – qui ne cesse d’élaborer des stratégies, d’acheter et de vendre des joueurs et de changer d’entraîneurs –, l’équipe palestinienne a si peu été renouvelée.

Il est temps que les Palestiniens disent haut et fort que le leadership actuel fait partie du problème

Abbas et ses collègues les plus anciens ont entre 75 et 88 ans – quand on regarde des photos de la conférence du Conseil central palestinien (CCP), on peine à voir un jeune à la table d’honneur ou au premier rang.

Au cours d’un match, un entraîneur de football commencera par une formation donnée – censée être sa meilleure équipe – mais il la changera si les choses ne se passent pas comme prévu. Il misera parfois sur une formation défensive et parfois sur une formation offensive.

Il mettra certains joueurs au repos et placera sur le terrain des jeunes joueurs, pour qu’ils « se fassent les dents », contribuant ainsi à assurer fraîcheur et continuité. L’équipe palestinienne, elle, stagne depuis des décennies.

Le président palestinien Mahmoud Abbas, lors d’une réunion du comité exécutif de l’OLP, en avril 2015 à Ramallah, en Cisjordanie (AFP)

Alex Ferguson a connu 27 ans de succès à Manchester United. Il a construit une base – d’abord une équipe victorieuse – mais ses treize trophées de Premier League anglaise n’ont pas été remportés par la même équipe, mais par trois ou quatre.

Un grand nombre des principaux joueurs de l’équipe palestinienne sont toujours là, 24 ans après Oslo.

Un futur leadership

Si l’argument en faveur du maintien de la « vieille garde » palestinienne repose sur ses connaissances et son expérience, alors un examen attentif du côté opposé, Israël, balaie cet argument. En Israël, la « vieille garde » a largement disparu, laissant place à de « nouveaux talents », des Bennett, Shaked, Hotovely, ou encore Danon.

Il se trouve que ce sont des extrémistes et, sur la durée, leur leadership pourrait conduire Israël à l’isolement et au désastre (mais ce n’est pas le sujet). Ils ont eu l’occasion de développer leurs compétences politiques au plus haut niveau.

D’où viendra la prochaine génération de dirigeants palestiniens ? Peut-on en nommer cinq qui gagnent en notoriété ? Il est indubitable qu’un peuple qui compte près de quatorze millions d’habitants en Palestine historique, dans les camps de réfugiés, sans oublier ceux de la diaspora, et qui est très instruit, ne peut qu’avoir engendré un leadership dans l’attente d’émerger.

À 62 ans, Saeb Erekat est l’un des plus jeunes membres de la « vieille garde » palestinienne. Depuis la conférence de Madrid, il participe aux négociations – et, depuis 1995, en qualité de négociateur en chef palestinien. Il a démissionné à plusieurs reprises, mais sa démission n’a jamais été acceptée par le président Abbas.

Le leadership palestinien doit s’imposer des changements radicaux s’il espère se montrer à la hauteur des difficultés à venir. La cause, et les sacrifices consentis en son nom par des millions de Palestiniens, méritent beaucoup plus que ce que les dirigeants actuels ont accompli ou ne pourront jamais offrir.

Malgré la tradition du Moyen-Orient, de respecter les anciens et tenir en haute estime ceux qui, dans le passé, ont fait pour la cause d’énormes sacrifices, il arrive un moment où ils doivent prendre leur retraite avec grâce ou être renvoyés par le peuple palestinien.

Joueuses palestiniennes lors d’un match de qualification contre la Thaïlande, pendant la Coupe d’Asie de football féminin, à Al-Ram, en Cisjordanie, en avril 2017 (AFP)

Il est vrai que la tâche à laquelle sont confrontés les dirigeants palestiniens, jeunes ou vieux, expérimentés ou non, est énorme. Ils sont confrontés à un ennemi très organisé et stratège, qui en plus d’un siècle leur a volé leur patrie, tout fait pour la garder et, à terme, a la ferme intention de tous les en expulser. Qu’on ne se méprenne pas sur l’objectif ultime d’Israël.

Il est temps que les Palestiniens disent haut et fort que le leadership actuel fait partie du problème. Ils agissent en grande partie comme si la Palestine avait été libérée, comme un État en bonne et due forme, avec ses ministres, ses ministères et ses pièges du pouvoir. Or, en réalité, même Abbas a besoin d’une autorisation d’Israël pour se déplacer d’une ville à l’autre et le Premier ministre palestinien risque toujours d’être arrêté par l’armée israélienne en Cisjordanie pour un excès de vitesse.

Jeu à deux mi-temps

Mais les dirigeants palestiniens ont fait leurs plus grandes erreurs de jugement lors des négociations avec Israël, sous la direction d’Erekat – dont les concessions trop généreuses ont été dénoncées par Al Jazeera dans les journaux palestiniens –, notamment lorsqu’a été offert à Israël, sur un plateau, le « plus grand Jérusalem de l’histoire ».

Si Abbas a choisi de négocier avec Israël, c’est uniquement comme moyen de parvenir à la paix. Mais il a sous-estimé le parti pris de l’Amérique en faveur d’Israël, quelles que soient les administrations successives. Abbas avait-il vraiment besoin que Trump vende la mèche pour qu’Abbas comprenne que l’impartialité des États-Unis n’est qu’un simulacre ?

Même lorsqu’il a eu l’occasion de faire réellement pression sur Israël – comme avec l’arrêt de la Cour internationale de justice sur le mur de séparation et le rapport Goldstone –, Abbas et son équipe, n’en ont pas profité. Aucune de ces deux opportunités n’a été utilisée à bon escient.

Les dirigeants sont responsables de la décision de ne pas avoir tiré le meilleur parti du rapport et de la pensée dominante selon laquelle Israël serait d’une certaine manière, obligée de faire des concessions. Ils se sont lourdement trompés.

Le célèbre dirigeant de Liverpool, Bill Shankly, a déclaré : « Certains pensent que le football est une question de vie ou de mort. Je suis très déçu de cette attitude. Je peux vous assurer que l’enjeu est bien plus important que ça ».

Pour le peuple palestinien, la Palestine est bien plus qu’une question de vie et de mort et il veut voir ses dirigeants mettre la barre très haut. Ils pourraient prendre exemple sur un autre célèbre entraîneur de football anglais, Bill Nicholson, un ancien dirigeant de Tottenham, qui a déclaré : « Il est préférable d’échouer en ayant visé haut que de réussir en ayant visé bas. Et nous, les Spurs, avons placé la barre très haut, si haut en fait que même l’échec aura pour nous saveur de gloire ».

La lutte palestinienne contre le sionisme dure depuis longtemps. Selon une expression très répandue dans le football, il s’agit d’un « jeu à deux mi-temps ».

Si les Palestiniens considèrent les 70 dernières années comme la première mi-temps de la rencontre, c’est Israël qui a marqué le plus grand nombre de buts. Et s’ils veulent avoir une chance de retourner la situation dans les 70 prochaines années, en marquant le but de la victoire en fin de match, ils ont besoin d’une nouvelle équipe, une dream team dynamique, réactive, fertile en idées neuves et qui œuvre à développer une nouvelle stratégie de libération, comme jamais les dirigeants actuels n’en ont élaborée.

Il faut parfois être cruel pour faire du bien. Obtenir la libération exige d’urgence de souffler le coup de sifflet final et de se préparer à une fameuse contre-attaque.

 

– Kamel Hawwash est un professeur britannico-palestinien d’ingénierie à l’Université de Birmingham et un militant de longue date pour la justice, en particulier pour le peuple palestinien. Il est vice-président du British Palestinian Policy Council (BPPC) et membre du Comité exécutif de la Campagne de solidarité avec la Palestine (PSC). Hawwash apparaît régulièrement dans les médias comme commentateur sur les questions du Moyen-Orient. Il dirige le blog www.kamelhawwash.com. Vous pouvez le suivre sur Twitter : @kamelhawwash. Il a rédigé cet article à titre personnel.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

Photo : Le président Abbas préside une réunion du Comité exécutif de l’OLP au siège de l’Autorité palestinienne à Ramallah, en septembre 2017 (AFP).

Traduit de l’anglais (original) par Dominique Macabies.

¿Qué opciones le quedan a Abbás tras la votación de la Asamblea General de la ONU?

28/12/2017 Monitor de Oriente

A medida que se calma la situación tras una semana relevante en la ONU, en la que la comunidad internacional ha rechazado rotundamente el reconocimiento estadounidense de Jerusalén como la capital de Israel, los palestinos se han comprometido a no involucrar a EE.UU. en ningún futuro proceso de paz. Entonces, ¿a quién puede recurrir ahora el presidente palestino? ¿Qué opciones le quedan a Mahmoud Abbas?

Un mundo árabe dividido y, a veces, apático, ha experimentado una fuerte confusión política desde que este año surgiera el enfrentamiento entre, por una parte, Emiratos Árabes Unidos, Bahréin, Arabia Saudí y Egipto y, por la otra, Qatar. Mientras los jóvenes sucesores al trono de su país experimentan con la guerra y con la política, Estados Unidos e Israel pueden pasar a un segundo plano, esperando que los Estados árabes se debiliten el uno al otro sin intervenir.

Para algunos países árabes, Palestina ya no es una prioridad, excepto cuando pueden ejercer presión sobre el débil gobierno de Ramala para complacer a Washington y, a su vez, a Israel. Como pavos que votan a favor de la Navidad, creen que recibirán protección contra Irán si pueden lograr la completa sumisión de los palestinos ante los deseos de Israel.

La Unión Europea, que rechazó la decisión de Trump sobre Jerusalén, vio como algunos de sus propios miembros se abstenían en la votación de la Asamblea General de la ONU. Rusia y China, miembros importantes del Consejo de Seguridad, también tienen una influencia limitada, si es que tienen alguna, sobre Israel o Palestina, comparada con la de los estadounidenses. Las opciones del presidente palestino para un ‘intermediario honesto’ que Israel pueda aceptar son, por tanto, inexistentes.

A Mahmoud Abbas le ha llevado más de dos décadas admitir que Estados Unidos está tan a favor de Israel que no puede jugar un papel imparcial en la búsqueda de una paz justa. Es un misterio el por qué le ha llevado tanto tiempo darse cuenta de algo tan obvio. Las sucesivas administraciones estadounidenses han tomado la iniciativa de Israel en este tema. Siempre que se hiciera una ‘oferta’ a los palestinos, Israel la recibía primero, y sólo después de que la hubieran pasado por su test de “seguridad” y le hubiesen dado luz verde, la recibían los palestinos.

Esto formó el núcleo de un intercambio de cartas entre el ex primer ministro israelí, Ariel Sharon, y George W. Bush en 2004. “A la luz de la nueva realidad en el terreno”, escribió el entonces presidente de EEUU, “incluidos los principales centros de población israelí ya existentes, es poco realista esperar que el resultado de las negociaciones finales sea una restauración total y completa de las líneas de armisticio de 1949”. Añadió que “Estados Unidos reitera su firme compromiso con la seguridad de Israel, incluyendo fronteras seguras y defendibles, y con la preservación y el fortalecimiento de la capacidad de Israel de defenderse por sí mismo ante cualquier amenaza”.

Mientras que, en su carta, Bush se refirió a las Resoluciones 242 y 338 del Consejo de Seguridad de la ONU como las bases de las negociaciones, los israelíes hicieron lo posible por asegurar que las negociaciones siguientes no tuvieran relación con estas decisiones internacionales.

Los palestinos cayeron en la trampa; no insistieron en que las bases de toda negociación fueran el derecho internacional y las Resoluciones del Consejo de Seguridad. Esto incluyó al último intento “serio” de lograr la paz, llevado a cabo en 2013 por John Kerry, el secretario de Estado del gobierno de Barack Obama, que no sólo no logró la paz, sino que a esto le siguió la guerra israelí de 2014 en Gaza. Kerry persuadió a los palestinos para que volvieran a unas negociaciones que carecían de referencias al derecho internacional.

Antes de abandonar el puesto, Kerry culpó en gran parte a los israelíes del fracaso de las negociaciones que él inició, después de, por supuesto, recordar a todo el mundo el “profundo compromiso con Israel y su seguridad” de Obama. Su explicación sobre la abstención del gobierno de Obama respecto a la Resolución 2334 del Consejo de Seguridad de la ONU, que trata la ilegalidad de los asentamientos israelíes – en lugar de vetar cualquier cosa que sea crítica con Israel, como suele hacer – consistió en que el voto se refería a “preservar” la solución de dos Estados. “Eso es lo que defendemos: el futuro de Israel como un Estado judío y democrático, conviviendo en paz y seguridad con sus vecinos”.

El gobierno sucesor de Trump se desasoció de la Resolución 2334. El presidente electo prometió que “las cosas serán diferentes” una vez hubiese entrado en la Casa Blanca. Sin duda, ha sido fiel a su palabra. Mientras le pedía a Netanyahu que “frenara los asentamientos”, Trump cambió la postura de Estados Unidos sobre los dos Estados: “Así que estoy contemplando dos Estados y un Estado, y me gusta el que le guste a las dos partes”.

Los asesores pro-Israel de Trump han pasado meses reuniéndose con ambas partes del conflicto. Aunque prometieron poner pronto un acuerdo sobre la mesa, esa opción se borró del mapa el 7 de diciembre, cuando Trump anunció su reconocimiento de Jerusalén como la capital de Israel y su intención de desplazar la embajada estadounidense de Tel Aviv.

Tras el veto estadounidense de una resolución del Consejo de Seguridad que rechazaba su reconocimiento de Jerusalén como la capital de Israel, y después de que una amplia mayoría votara para aprobar esta misma resolución en la Asamblea General, Abbas anunció la semana pasada que cortará sus lazos con Estados Unidos respecto al proceso de paz. Declaró que los palestinos “no aceptarán ningún proyecto estadounidense” debido al apoyo “parcial” de EEUU a Israel y su política de asentamientos. También dijo que el proyecto de Estados Unidos – el tan nombrado “acuerdo del siglo” de Trump – “no se basará en la solución de dos Estados con las fronteras de 1967, ni se basará en el derecho internacional o las resoluciones de la ONU”.

En respuesta, el primer ministro israelí, Benjamin Netanyahu, declaró rápidamente que “Abbas ha declarado que va a abandonar el proceso de paz, y no le interesa lo que vaya a proponer Estados Unidos”. Dando un giro incomprensible para el resto del mundo, Netanyahu dijo en su reunión semanal del gabinete; “una vez más, creo que algo queda claro y simple: los palestinos son los que no quieren resolver el conflicto”. Hará y dirá cualquier cosa para distraernos de la obvia realidad de que el gobierno derechista de Netanyahu tiene la culpa de la ausencia de paz.

En cuanto a Mahmoud Abbas, tiene que elegir entre reconocer su fracaso de los últimos 23 años de ayudar a la causa palestina, o volver a la mesa de personal, evaluar los puntos fuertes del pueblo palestino y buscar formas de aumentar el coste de la ocupación militar israelí de Palestina. Cuanto más alto sea, más rápido abordará Israel los agravios de los palestinos, mientras estos intentan lograr sus derechos.

El punto de partida del presidente de la Autoridad Palestina debería ser el desarrollo de una estrategia de liberación que excluya la dependencia en los no palestinos para lograrla, y que, a su vez, sea compatible con otros, tanto gobiernos como ciudadanos.

Los elementos de esta estrategia deberían incluir lo siguiente:

  • El desarrollo de opciones que aumenten el coste de la ocupación israelí.
  • Una declaración de los Acuerdos de Oslo como nulos. Israel los ha ignorado, pero no en la teoría.
  • Exigir al Consejo de Seguridad de la ONU la protección para el pueblo palestino.
  • Acabar con la cooperación de seguridad de la AP con la ocupación, que es tanto inmoral como un servicio gratis a Israel que no beneficia en absoluto al pueblo palestino.
  • Pedir a la ONU que organice un mecanismo de coordinación para la interacción necesaria con Israel en temas humanitarios.
  • Pedir a la Liga Árabe que retire de inmediato la Iniciativa de Paz Árabe.
  • Reafirmar que el legítimo derecho a regresar de los refugiados palestinos no es negociable.
  • Exigir que toda futura negociación con Israel se base en los derechos igualitarios de todos los que habitan entre el río Jordán y el Mar Mediterráneo, y reconocer que esta es la única manera de conseguir una paz real.
  • Pedir al Secretario General de la ONU que adopte el informe de la CESPAO – “Las Prácticas Israelíes contra el Pueblo Palestino y la Cuestión del Apartheid – que ha retirado.
  • Llevar de inmediato casos ante la Corte Penal Internacional contra Israel y oficiales israelíes, empezando por los asentamientos ilegales.
  • Ofrecer un apoyo incondicional al movimiento pacífico de Boicot, Desinversiones y Sanciones (BDS).
  • El levantamiento inmediato de todas las sanciones impuestas por la AP de Ramala sobre los palestinos de la Franja de Gaza.
  • La implementación del acuerdo de reconciliación con Hamas.
  • El crecimiento del movimiento de resistencia pacífica y popular de Palestina.
  • Una nueva Organización para la Liberación de Palestina (OLP) reformada e inclusiva.
  • Un compromiso serio con los palestinos de la diáspora y un avance hacia las elecciones al Consejo Palestino Nacional.

 

Muchos de los factores nombrados deberían haber sido principios básicos en el pasado, pero fueron pasados por alto durante la persecución de la AP de una política de “primera y última negociación” inútil que ha fracasado estrepitosamente.

Esta estrategia tendrá un precio. Aislará a los palestinos y tendrá un impacto que dificultará aún más sus vidas. Sin embargo, la alternativa es que sigan oprimidos indefinidamente si siguen en pie las políticas actuales. En muchas ocasiones, los palestinos han demostrado que están dispuestos a pagar el precio necesario por la liberación, pero deben decirles cómo lograrlo, y debe decírselo un gobierno que hayan tenido la opción de elegir.

Cualquier evaluación objetiva concluirá que el actual gobierno es incapaz de lograr lo que merecen y a lo que aspiran los palestinos. Por lo tanto, debe dejar paso a una generación más joven y habilidosa de palestinos que pase a primer plano y guíe a su pueblo. No debemos permitir que el nuevo año sea más de lo mismo, en manos de Abbas y de su equipo. Tiene otras opciones; debe llevarlas a cabo.

What options does Abbas have after that General Assembly vote?

First published by the Middle East Monitor on 27/12/2017

Palestinian President Mahmoud Abbas makes a speech during extraordinary meeting of the Organisation of Islamic Cooperation (OIC) in Istanbul, Turkey on 13 December 2017 [Onur Çoban/Anadolu Agency]

 

As the dust settles on a significant week at the UN, in which America’s recognition of Jerusalem as Israel’s capital was rejected roundly by the international community, the Palestinians have made a commitment not to engage with the US in any future peace talks. Where, though, can the Palestinian President turn to next? What options does Mahmoud Abbas have?

A divided, and in some cases apathetic, Arab world has been experiencing political turmoil since the confrontation emerged this year between the UAE, Bahrain, Saudi Arabia and Egypt on one hand, and Qatar on the other. As young pretenders to their respective countries’ thrones experiment with war and politics, the US and Israel can take a back seat in the hope that Arab states will weaken each other without any interference on their part.

Palestine is no longer a priority for some Arab countries, except where they can exert pressure on the weak leadership in Ramallah to please Washington and, in turn, the Israelis. Like turkeys voting for Christmas, they believe that they will be protected from Iran if they can deliver the complete submission of the Palestinians to Israel’s wishes.

The EU, which rejected Trump’s decision on Jerusalem, saw some of its own members abstain in the vote in the UN General Assembly. The Russians and Chinese, important members of the Security Council, also have limited, if any, influence on Israel or the Palestinians when compared with the Americans. The Palestinian President’s options for an alternative “honest broker” that Israel will accept are thus non-existent.

It has taken Mahmoud Abbas over two decades to admit that the US is so biased in favour of Israel that it cannot play an even-handed role in the search for a just peace. Why it has taken him so long to realise this so obvious fact is a mystery. Successive US administrations have taken their lead from Israel on this issue. It was always the case that any “offer” to the Palestinians would be put to the Israelis first, and that only after they had applied their “security” test to it and given the green light would it be put to the Palestinians.

This formed the core of an exchange of letters between former Israeli Prime Minister Ariel Sharon and George W Bush in 2004. “In light of new realities on the ground,” wrote the then US President, “including already existing major Israeli population centres, it is unrealistic to expect that the outcome of final status negotiations will be a full and complete return to the armistice lines of 1949.” He added that, “The United States reiterates its steadfast commitment to Israel’s security, including secure, defensible borders, and to preserve and strengthen Israel’s capability to deter and defend itself, by itself, against any threat or possible combination of threats.”

While Bush referred in his letter to UN Security Council Resolutions 242 and 338 as forming the basis for negotiations, the Israelis worked hard to ensure that the talks which followed were not referenced to any such international decisions.

The Palestinians fell into this trap by failing to insist on international law and Security Council Resolutions as the basis for any talks. This included the last “serious” attempt to bring peace by Barack Obama’s Secretary of State John Kerry in 2013, which not only failed to bring peace but was also immediately followed by the 2014 Israeli war on Gaza. Kerry persuaded the Palestinians to return to talks lacking in any reference to international law.

Before leaving office, Kerry laid much of the blame for the failure of the talks he had initiated on the Israelis after, of course, reminding everyone of Obama’s “deep commitment to Israel and its security”. His explanation for the Obama administration’s abstention on UN Security Council Resolution 2334 concerning the illegality of Israel’s settlements — instead of the usual veto of anything critical of Israel — was that the vote was about “preserving” the two-state solution. “That’s what we were standing up for: Israel’s future as a Jewish and democratic state, living side by side in peace and security with its neighbours.”

The incoming Trump administration disassociated itself from Resolution 2334, with the president-elect himself promising that “things will be different” when he entered the White House. He has certainly been true to his word. While asking Netanyahu to “hold back on settlements”, Trump moved away from the US position on two-states: “So I’m looking at two-state and one-state, and I like the one that both parties like.”

Trump’s pro-Israel advisers have spent months meeting with the two sides to the conflict. While promising to put a deal on the table soon, this came to a halt when Trump announced on 7 December his recognition of Jerusalem as Israel’s capital and intention to move the US Embassy from Tel Aviv.

Following the US veto of a Security Council resolution rejecting its recognition of Jerusalem as Israel’s capital and then a large majority voting to pass the same resolution in the General Assembly, Abbas announced last week that he is severing his ties with the US when it comes to the peace process. The Palestinians, he declared, will not “accept any plan from the US” due to America’s “biased” support of Israel and its settlement policy. He also said that the US plan — Trump’s much-vaunted “deal of the century” — “is not going to be based on the two-state solution on the 1967 border, nor is it going to be based on international law or UN resolutions.”

In response, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu was quick to state that, “Abbas declared he was abandoning the peace process and did not care which proposal the United States brings to the table.” Putting a spin on it that is incomprehensible to the rest of the world, Netanyahu told his weekly cabinet meeting, “I think that once again, something clear and simple emerges: The Palestinians are the ones who do not want to solve the conflict.” He will do or say anything to distract us from the glaringly obvious reality that it is Netanyahu’s far-right government that is fully to blame for the lack of peace.

As for Mahmoud Abbas, he has to choose between acknowledging his failure over 23 years to advance the cause of the Palestinians, or going back to the drawing board, assessing the strengths of the Palestinian people and looking for ways to raise the cost to Israel of its military occupation of Palestine. The higher the cost, the quicker that Israel will address the Palestinians’ grievances as they seek to attain their rights.

The Palestinian Authority President’s starting point should be to develop a liberation strategy that excludes reliance on non-Palestinians for its delivery, whilst making it supportable by others, both governments and citizens alike.

The elements of such a strategy should include the following:

  • The development of options for raising the cost to Israel of the occupation.
  • A declaration that the Oslo Accords are null and void. Israel has done this in all but name.
  • To demand UN Security Council protection for the Palestinian people.
  • To end the PA’s security coordination with the occupation, as it is both immoral and a free service to Israel that brings no benefits whatsoever to the Palestinian people.
  • To ask the UN to set up a coordination mechanism for necessary interaction with Israel on humanitarian matters.
  • To ask the Arab League to withdraw the Arab Peace Initiative immediately.
  • To restate that the Palestinian refugees’ legitimate right of return is non-negotiable.
  • To demand that any future negotiations with Israel are based on equal rights for all who live between the River Jordan and the Mediterranean Sea, and acknowledge that this is the only way to achieve real peace.
  • To call on the UN Secretary-General to adopt the ESCWA report — “Israeli Practices towards the Palestinian People and the Question of Apartheid” — that he has withdrawn.
  • To launch cases at the International Criminal Court against Israel and Israeli officials immediately, starting with the illegal settlement issue.
  • To offer unqualified support for the entirely peaceful Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) movement and call for its escalation.
  • The immediate lifting of all sanctions imposed by the PA in Ramallah on the Palestinians in the Gaza Strip.
  • The implementation of the reconciliation agreement with Hamas.
  • An escalation of the peaceful and popular resistance movement in Palestine.
  • The launch of a reformed and inclusive Palestine Liberation Organisation (PLO).
  • A serious engagement with Palestinians in the diaspora and a move towards elections to the Palestinian National Council.

Many of the points listed above should have been guiding principles in the past, but were overlooked in the PA’s pursuit of a pointless “negotiations first and last” policy which has failed by any measure.

Such a strategy will come with a price. It will bring isolation to the Palestinians and will have an impact on them in ways that will make their lives even more difficult. However, the alternative is that they continue to be oppressed with no end in sight if the current policies remain in place. The Palestinians have shown on numerous occasions that they are prepared to pay the necessary price for liberation but they must be told how this will be achieved by a leadership that they have had the chance to elect.

Any objective assessment will conclude that the current leadership is incapable of delivering what the Palestinians deserve and to which they aspire. It must therefore stand aside and allow the younger, talented generation of Palestinians come to the fore and lead their people. The New Year cannot be allowed to bring more of the same at the hands of Abbas and his team. He has other options; he must exercise them.

Israel’s ‘realities on the ground’ make a solution to the conflict harder to achieve

First published by the Middle East Eye on 23/12/2017

The number of settlements and settlers continues to rise at an alarming rate adding unnecessary nails to the coffin of the two-state solution

On 23 December 2016, the last UN Security Council Resolution on Palestine and Israel was passed. The resolution reaffirmed the illegality of Israeli settlement activities stating that “the establishment by Israel of settlements in the Palestinian territory occupied since 1967, including East Jerusalem, has no legal validity and constitutes a flagrant violation under international law”.

It reiterated the demand that “Israel immediately and completely cease all settlement activities in the occupied Palestinian territories, including East Jerusalem, and that it fully respect all of its legal obligations in this regard”.

The resolution also underlined that “it will not recognise any changes to the 4 June 1967 lines, including with regard to Jerusalem, other than those agreed by the parties through negotiations”. It called upon “all States, bearing in mind paragraph 1 of this resolution, to distinguish, in their relevant dealings, between the territory of the State of Israel and the territories occupied since 1967”.

Parting shot

While resolution 2334 addressed other issues included in the Middle East Quartet report, I will focus on the issue of settlements and differentiation between Israel and the Occupied Palestinian Territory (OPT).

As for the reporting mechanism, the UNSC resolution requested that the UN Secretary General was “to report to the Council every three months on the implementation of the provisions of the present resolution”.

The resolution was a parting shot for the Obama administration as it was preparing to hand the reigns over to Donald Trump’s administration. In an unprecedented move for the US – which traditionally vetoes resolutions criticising Israel – it abstained, while the other 14 permanent and elected members of the council voted in favour.

Explaining the US decision to abstain, the representative of the United States said it had been “a long-standing position of her country that settlements undermined Israel’s security and eroded prospects for peace and stability”. She emphasised, however, that her vote today had not been straightforward.

The resolution was dismissed by Israel, whose representative said that those who had voted “yes” to the resolution had voted “no” to negotiations, to progress and to a “chance for better lives for both Israelis and Palestinians, and to the possibility of peace”.

He added that “the council had voted to condemn the State of Israel and the Jewish people for building homes in the land of Israel” and to deny “our eternal rights” in Jerusalem.

A timely action

The Permanent Observer of the State of Palestine said the council’s action, while long-overdue, “was timely, necessary and important”.  He dismissed claims of bias, saying “the only bias was against law, reason and the vision of two States as the most viable solution”.

He stressed the resolution required “vigilant follow-up if it was to be meaningful and salvage a two-state solution from relegation to history’s archives”.

Since the resolution was not formulated under Chapter 7 of the UN Charter, it was always likely to be ignored by Israel as it has no teeth. Additionally, Israel has felt emboldened by a new US Administration, which has sided with it and claimed it is unfairly treated by the UN bodies.

US representative Nikki Hayley told the pro-Israel lobby group AIPAC “the days of Israel bashing are over”. She claimed – without evidence – “when Resolution 2334 happened and the US abstained, the entire country felt a kick in the gut” adding “never did we not have the backs of our friends, and we don’t have a greater friend than Israel. To see that happen was not only embarrassing, it was hurtful.”

Palestinian Foreign Minister Riyad al-Malki , speaks on the floor of the United Nations General Assembly on December 21, 2017 in New York City (AFP)

She claimed that “everyone at the United Nations is scared” to talk to her about the measure.

‘Vigilant follow-up’?

The resolution mandated the UN Secretary General to report on its implementation on a three-monthly basis. The picture that emerged is one of a flagrant violation of its call on Israel to halt settlement construction and a lack of differentiation by member states between Israel and the OPT.

In his first report in March 2017 Special Coordinator for the Middle East Peace Process, Nickolay Mladenov, stated: “The reporting period has witnessed a notable increase in statements, announcements and decisions related to settlement construction and expansion.”

He reported that “In January, two major announcements were made for a total of 5,500 housing units in settlements in Area C of the occupied West Bank. Within three weeks, some 3,000 housing units were advanced through the various stages of the planning process and over 240 units reached the final approval stage. Separately, tenders for some 800 housing units were issued.”

In June’s report, Mladenov informed the Council that no steps have been taken by Israel to cease settlement activity during the reporting period. “In fact – since the 24th of March – there has been substantial increase in settlement-related announcements as compared with the previous reporting period, with plans for nearly 4,000 housing units moving forward and 2,000 tenders issued.”

UNSC 2334 has failed to bring a halt to Israel’s insatiable appetite for Palestinian land (AFP)

In September’s report  Mladenov reported that “Israel’s illegal settlement activities have continued at a high rate, a consistent pattern over the course of this year.

“Activity during this period was concentrated primarily in occupied East Jerusalem, where plans were advanced for over 2,300 housing units in July, 30 per cent more than for the whole of 2016.”

His final report for 2017 reported that “some 1,200 units in the occupied West Bank were approved for construction, approximately 460 of them in the settlement of Ma’ale Adumim”.

Israel also advanced, through the various stages of the planning process, “some 1,400 housing units in Area C of the West Bank”.

Realities on the ground

His overall conclusion for the year was that “significantly more housing units were advanced and approved in 2017. In Area C, the number of units advanced and approved more than doubled from 3,000 in 2016 to nearly 7,000 in 2017. In East Jerusalem, the increase has similarly been from 1,600 in 2016 to some 3,100 in 2017.”

It is clear from the above that UNSC 2334 has failed to either bring a halt to Israel’s insatiable appetite for Palestinian land or for member states to act to distinguish between Israel and the OPT.

The number of settlements and settlers continues to rise at an alarming rate adding unnecessary nails to the coffin of the two-state solution which is now well and truly buried, particularly if the leaks about the “deal of the century” or the “ultimate deal” being developed by trump’s pro-Israel team are to be believed.

When announcing his recognition of Jerusalem (including occupied East Jerusalem) as Israel’s capital, Trump referred to reality on the ground. He stated “today we finally acknowledge the obvious. That Jerusalem is Israel’s capital. This is nothing more or less than a recognition of reality.”

The message to Israel is that you create reality on the ground and the US will then recognise these new realities devoid of international law or UN Security Council resolutions.

The number of settlers residing illegally in settlements has grown without any notable interruption.

If they all remain, and indeed others are added, then there can be no two-state solution or a deal that the Palestinians can accept. Even if Trump is replaced at some point by a more responsible president, he or she will be left with realities that make a solution to the conflict ever harder to achieve.

Israel and its supporters in the US may be smiling and cheering now but they cannot expect the Palestinians to behave like a model occupied people and pick up the crumbs that remain to form their homeland.

The settlement enterprise has well and truly kicked peace into the long grass.