La vision d’Abbas pour la paix a été tuée dans l’œuf

Publié initialement par Middle East Eye, édition française on 2/3/2018

Le président palestinien a appelé à la tenue d’une conférence internationale d’ici la mi-2018 pour reconnaître la Palestine en tant qu’État, mais les perspectives sont moroses face au parti pris américain en faveur d’Israël

Lors d’une récente réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, le président palestinien Mahmoud Abbas devait prononcer ce qui a été annoncé par ses conseillers comme un discours important décrivant son plan de paix après la fin tumultueuse de l’année 2017, lors de laquelle le président américain Donald Trump a promis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade des États-Unis.

Avant son discours, Abbas a sondé un certain nombre de parties prenantes au processus de paix afin de voir si ces dernières étaient disposées à jouer un rôle plus important. Il a notamment rencontré la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini et le président russe Vladimir Poutine afin de demander à un groupe plus large de superviser les négociations internationales et d’assurer la reconnaissance d’un État palestinien.

Si Mogherini et Poutine ont tous deux rejeté la décision de Trump au sujet de Jérusalem, aucun des deux responsables n’a manifesté sa volonté de voir les États-Unis être mis de côté dans toute initiative de paix future.

Fustigé par les ambassadeurs

Dans son discours, Abbas a relayé sa vision de l’avenir et a demandé vers qui les Palestiniens pouvaient se tourner pour concrétiser leurs droits si le Conseil de sécurité de l’ONU les décevait. « Ce Conseil de sécurité est la plus haute entité auprès de laquelle les peuples du monde entier cherchent refuge et demandent une protection ; après ce conseil, nous remettrons notre problème entre les mains du Tout-Puissant. En effet, si notre peuple ne peut obtenir justice ici, à qui devrions-nous donc nous adresser ? », a-t-il demandé.

Abbas a demandé plusieurs choses, notamment la tenue d’une conférence de paix internationale d’ici la mi-2018 qui reconnaîtrait la Palestine en tant qu’État, la mise en œuvre de l’Initiative de paix arabe et l’abstention de toutes les parties quant à la prise de mesures unilatérales pendant le processus de négociation.

L’ensemble de mesures convenu devrait être approuvé par le Conseil de sécurité.

Les ambassadeurs d’Israël et des États-Unis ont par la suite ridiculisé Abbas, qui a quitté la scène immédiatement après son discours et qu’ils ont accusé d’avoir fui des « vérités » difficiles à entendre. « Je m’attendais à ce que M. Abbas reste pour entamer un dialogue, mais encore une fois, il s’est enfui au lieu d’écouter ce que nous avions à dire » a déclaré l’ambassadeur israélien Danny Danon, qui l’a accusé de ne plus faire « partie de la solution ». « Vous êtes le problème », a-t-il ajouté.

L’ambassadrice américaine Nikki Haley s’est également montrée très critique : « Il y a la voie des exigences absolutistes, de la rhétorique haineuse et de l’incitation à la violence, a-t-elle constaté. Cette voie n’a mené à rien et continuera de ne mener à rien d’autre que des difficultés pour le peuple palestinien. Autrement, il y a la voie de la négociation et du compromis. »

« L’accord du siècle »

Si le président palestinien s’attendait à quitter la scène sous les applaudissements enthousiastes du Conseil de sécurité, il a dû être très déçu. Si c’est de cet organe qu’il attend l’approbation de son plan, la convocation d’une conférence internationale pour cet été et la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État, alors il aurait tout aussi bien pu s’épargner le déplacement.

L’appel d’Abbas en faveur d’une conférence internationale semble avoir été tué dans l’œuf lorsque l’on songe à la dernière tentative effectuée par la France, membre permanent du Conseil de sécurité, pour en organiser une dans des conditions politiques bien plus favorables, à savoir pendant les derniers jours de l’administration Obama.

La conférence a rassemblé environ 70 pays, dont ne faisaient pas partie Israël et les Palestiniens, tandis que la Grande-Bretagne a envoyé un responsable de second rang au lieu de son secrétaire aux affaires étrangères. Même les observateurs bien informés du conflit auraient du mal à se rappeler ce à quoi la conférence de Paris a abouti, alors que l’appel lancé à l’issue de celle-ci pour que le statut de Jérusalem ne soit pas modifié de manière unilatérale a été ignoré par Trump presque un an plus tard, jour pour jour.

Nikki Haley, ambassadrice américaine auprès des Nations unies, attend le discours du président palestinien Mahmoud Abbas devant le Conseil de sécurité, le 20 février 2018, sous les yeux du conseiller présidentiel américain Jared Kushner (AFP)

L’administration américaine continue de développer son « accord du siècle », alors que Haley a récemment averti que ni Israël, ni les Palestiniens n’allaient « l’apprécier ». Les Palestiniens devront rejeter l’accord si, comme des fuites l’ont laissé entendre, les questions centrales concernant Jérusalem et le statut des réfugiés palestiniens sont retirées de la table.

Israël aura pour sa part une grande influence sur l’accord, mais continuera d’affirmer que celui-ci ne répond pas à ses besoins en matière de sécurité – même s’il peut coopérer avec l’administration de Trump afin de l’améliorer. Plus ils l’« amélioreront », moins il sera favorable aux Palestiniens, qui seront fustigés pour leur « manque de respect » vis-à-vis de l’administration américaine.

Les jeux sont faits d’avance contre les Palestiniens

Comment une conférence internationale pourrait-elle être organiser avec ce genre de résultat quasi-certain et pourquoi Abbas a-t-il, de façon peu judicieuse, spécifié une date quasiment impossible à tenir pour ce processus, sachant que les jeux sont faits d’avance en sa défaveur ?

Le seul facteur qui pourrait rebattre les cartes serait un changement au poste de Premier ministre israélien. Alors que les chances de voir Benyamin Netanyahou rester au pouvoir évoluent de jour en jour, son absence pourrait changer la donne – mais avec une gauche faible et une droite israélienne enhardie, il est peu probable qu’une coalition de gauche ou un dirigeant de droite pragmatique en ressorte.

Il suffit d’énumérer les noms des Premiers ministres potentiels pour conclure qu’un changement de dirigeant ne ferait qu’affaiblir davantage les perspectives de paix : Naftali Bennett, Avigdor Lieberman, Moshe Kahlon, Yair Lapid, Avi Gabbay. Aucun ne désire la fin de l’entreprise de colonisation ou de l’occupation illégale de Jérusalem, ni l’émergence d’un État palestinien indépendant.

Gabbay, qui dirige le parti travailliste, s’oppose à la suppression des avant-postes, même les plus isolés, et a déclaré lors d’un meeting devant des activistes du parti : « Les Arabes doivent avoir peur de nous. Ils tirent un missile, on en tire vingt. C’est tout ce qu’ils comprennent au Moyen-Orient. »

Un climat de haine

On est loin d’un groupe d’individus qui veulent vraiment une paix juste. Et pourquoi ne profiteraient-ils pas d’une administration américaine solidement rangée derrière les objectifs expansionnistes d’Israël ?

Le lobby pro-israélien aux États-Unis a travaillé pendant des décennies pour obtenir une administration américaine qui, en plus de consentir aux exigences israéliennes, quelles qu’elles soient, emploie même les arguments produits par le ministère israélien des Affaires étrangères pour les défendre.

Parmi ces arguments figurent notamment des propos stipulant que « les colonies ne sont pas un obstacle à la paix », des références aux « réalités sur le terrain » et aux « besoins d’Israël en matière de sécurité », ainsi que des remarques au sujet du « traitement injuste » réservé à Israël, qui serait pris à parti de manière disproportionnée compte tenu de tout ce qui se passe au Moyen-Orient.

À LIRE : Conflit israélo-palestinien : les belles paroles de l’Union européenne

Les interférences de Trump à travers sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël auraient pu créer un climat beaucoup plus favorable à la paix – en l’occurrence s’il avait reconnu Jérusalem-Ouest comme capitale d’Israël et Jérusalem-Est comme capitale de la Palestine et conditionné la construction de deux ambassades à la conclusion de pourparlers de paix fondés sur le droit international, disons en l’espace de deux ans.

Au lieu de cela, Trump a clairement affiché sa position, alimentant un climat de haine et de peur. L’espoir en Terre sainte s’est fait rare au cours des dernières décennies et Trump a complètement coupé les vannes.

À moins qu’il ne trouve le courage et la sagesse de revenir sur sa décision, les vannes de l’espoir resteront fermées, et ni les plaidoyers d’Abbas, ni un changement de dirigeant en Israël ne pourra les rouvrir de force. C’est une mauvaise nouvelle pour les Israéliens comme pour les Palestiniens.

 

– Kamel Hawwash est un professeur britannico-palestinien d’ingénierie à l’Université de Birmingham et un militant de longue date pour la justice, en particulier pour le peuple palestinien. Il est vice-président du British Palestinian Policy Council (BPPC) et membre du Comité exécutif de la Campagne de solidarité avec la Palestine (PSC). Hawwash apparaît régulièrement dans les médias comme commentateur sur les questions du Moyen-Orient. Il dirige le blog www.kamelhawwash.com. Vous pouvez le suivre sur Twitter : @kamelhawwash. Il a rédigé cet article à titre personnel.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

Photo : le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas prend la parole devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le 20 février 2018 (AFP).

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

Terroriser les enfants palestiniens, une politique israélienne délibérée

Published by the Middle East Eye French Edition on 9/1/2018

Le père fondateur d’Israël, David Ben Gourion, a dit un jour à propos des Palestiniens : « Les vieux mourront et les jeunes oublieront. » Il avait tort

Au début de la deuxième Intifada, en 2000, l’image de Mohammed al-Durah, un Palestinien de 12 ans que son père essayait de protéger des tirs israéliens en suppliant les soldats de cesser le feu, est devenue emblématique. Les balles ont continué de siffler et Mohammed est mort de ses blessures.

Presque un mois plus tard, une autre image d’un enfant palestinien pris au milieu du conflit est devenue virale.

Fares Odeh (14 ans) a été filmé en train de jeter courageusement des pierres sur un char israélien dans la bande de Gaza. Il a été tué par les forces israéliennes le 8 novembre de la même année.

De la pure haine

Mercredi dernier, l’armée israélienne a tué Musab Firas al-Tamimi (17 ans), originaire du village de Deir Nitham en Cisjordanie, faisant de lui le premier Palestinien abattu par les forces israéliennes en 2018.

En 2004, la mort d’Iman Darweesh al-Hams (13 ans) a parfaitement illustré la cruauté israélienne, et ce que les Palestiniens considèrent comme de la pure haine envers leurs enfants. Elle a été abattue par les soldats de l’armée israélienne depuis un poste d’observation dans ce qu’Israël a déclaré être une zone « tampon » près de la route Philadelphi à Rafah.

Comme si cela ne suffisait pas, le commandant des soldats de l’armée israélienne a vidé tout le chargeur de son fusil automatique sur le corps de l’enfant. Un an plus tard, ce commandant n’a exprimé aucun regret concernant ses actions au cours du procès et a déclaré qu’il aurait « fait la même chose même si la fillette avait eu 3 ans ».

Il a été acquitté de toutes les accusations majeures.

Selon Défense des Enfants International-Palestine (DCIP), 595 enfants ont été tués durant la seconde Intifada, au cours de laquelle les meurtres mentionnés ci-dessus se sont produits.

Des enfants palestiniens font du vélo à côté de soldats israéliens qui patrouillent dans la vieille ville d’Hébron en Cisjordanie en décembre 2005 (AFP)

Ces dernières années, les enfants de Gaza ont souffert à maintes reprises aux mains de l’armée israélienne, en particulier au cours des trois dernières guerres majeures. La guerre de 2008-2009 a entraîné la mort de 280 enfants. Trente-trois enfants sont morts au cours de la guerre de 2012 et 490 lors de la guerre la plus récente, en 2014.

Entre 2000 et 2017, DCIP rapporte que 2 022 enfants palestiniens ont été tués par les forces israéliennes, soit une moyenne de 25 par mois. Au cours de la même période, 137 enfants israéliens ont été tués par des Palestiniens.

Il ne s’agit bien sûr pas de comparer les bilans, mais cela donne une indication de l’impact terrible de l’occupation israélienne et des guerres répétées sur les Palestiniens, en particulier sur les enfants.

Il est important de noter que, contrairement aux enfants israéliens tués dans le conflit, la plupart des enfants palestiniens tués par Israël sont anonymes, englobés dans les décomptes de victimes. Les médias israéliens s’assurent en revanche que les noms et les photos des enfants israéliens morts sont diffusés le plus largement possible.

Enfants dans les tribunaux militaires

Il n’y a actuellement aucun enfant israélien détenu par des Palestiniens. En comparaison, environ 450 enfants palestiniens ont été placés en détention par Israël. Ils sont jugés par des tribunaux militaires, amenés devant les juges militaires enchaînés – comme le monde l’a vu après qu’Ahed al-Tamimi (16 ans) a été enlevée aux premières heures du 20 décembre dernier.

 

Selon DCIP, 500 à 700 enfants palestiniens sont détenus chaque année par Israël. L’accusation la plus courante est le jet de pierres. Cependant, DCIP estime que depuis 2000, au moins 8 000 enfants palestiniens ont été arrêtés et poursuivis dans le cadre du système de détention militaire israélien.

DCIP rapporte que dans 590 des cas documentés entre 2012 et 2016, 72 % des enfants palestiniens détenus ont dit avoir subi des violences physiques et 66 % ont fait l’objet de violences verbales et d’humiliations.

Selon Khaled Quzmar, directeur général de DCIP, « malgré les contacts permanents avec les institutions de l’ONU et les appels répétés au respect du droit international, l’armée et la police israéliennes continuent les arrestations nocturnes, la violence physique, la coercition et les menaces contre les enfants palestiniens ».

Une fois emmenés dans un véhicule de l’armée israélienne, ils sont malmenés et, dans certains cas, emmenés en Israël, ce qui est contraire au droit international humanitaire. Ils sont souvent interrogés sans la présence d’un parent ou d’un avocat et sont souvent invités à signer des aveux en hébreu qu’ils ne savent pas lire.

Visés de manière disproportionnée

Les enfants de Jérusalem et d’Hébron semblent être visés de manière disproportionnée. Une vidéo de l’armée israélienne détenant un garçon de 5 ans à Hébron a fait la une des journaux du monde entier. Un autre enfant de 6 ans a été détenu pendant cinq heures dans le camp de réfugiés de Jalazun, en Cisjordanie.

Tareq Abukhdeir, un adolescent américano-palestinien qui a été passé à tabac par la police israélienne, n’a reçu aucune assistance du consulat américain à Jérusalem-Est. Son cousin Mohammed a été brûlé vif par des terroristes juifs plus tôt la même année.

Il semble qu’Israël applique une politique délibérée visant à terroriser les enfants palestiniens afin de les dissuader de s’engager dans la résistance palestinienne à l’âge adulte.

Dans de nombreuses affaires, le processus d’arrestation commence avec l’enlèvement des enfants chez eux à l’aube, les arrachant à leurs lits.

Le lit d’un enfant, sa maison sont des endroits où les enfants devraient se sentir en sécurité, mais ce n’est pas le cas des enfants palestiniens. Un coup à la porte, un nom crié, l’entrée forcée d’une chambre à coucher peut arriver à n’importe quel enfant palestinien et sans crier gare. On ne tient aucun compte de l’âge ou des circonstances.

Beaucoup d’enfants palestiniens sont maintenant sur « les registres d’Israël ». Cela rend plus facile pour Israël de faire appel à eux à tout moment, soit pour des soupçons d’implication dans des jets de pierres, soit pour arracher des preuves contre d’autres.

Une longue liste

L’adolescente palestinienne Ahed Tamimi rejoint maintenant une longue liste de détenus. Au lieu d’essayer de comprendre pourquoi Ahed s’en est prise au soldat qui est venu sans y être invité dans son village occupé illégalement, le ministre israélien de l’Éducation a suggéré qu’elle et d’autres jeunes filles palestiniennes devaient « passer le reste de leurs jours en prison ».

Le célèbre journaliste israélien Ben Caspit écrivait pour sa part que « dans le cas des filles, nous devrions les faire payer à une autre occasion, dans l’obscurité, sans témoin ni caméra ».

Israël accuse souvent les Palestiniens d’inciter les enfants et les jeunes adultes à résister à l’occupation, y compris par la violence. Mettre fin à l’incitation à la haine a été ajouté à une liste de plus en plus longue d’exigences israéliennes imposées aux Palestiniens.

La photo de l’arrestation de l’adolescent palestinien Fawzi al-Junaidi, prise par le photographe palestinien Wisam Hashlamoun, est devenue virale sur les réseaux sociaux le 7 décembre 2017 (Twitter/@marro_lb)

Cependant, les enfants n’ont besoin d’aucune incitation de la part de qui que ce soit lorsqu’ils vivent l’occupation et les humiliations au quotidien.

Alors que de nombreux enfants palestiniens inspirent les autres par leur fermeté et leur résistance, d’autres enfants palestiniens représentent aussi un symbole d’espoir alors qu’ils luttent sur différents fronts, en remportant des compétitions internationales. Afaf Sharif(17 ans) a battu 7,4 millions de participants pour remporter le titre de champion de l’Arab Reading Challenge cette année.

En 2015, Dania Husni al-Jaabari (14 ans) et Ahmad Ayman Nashwieh (8 ans) ont remporté respectivement les première et deuxième places du concours Intelligent Mental-Arithmetic à Singapour, battant 3 000 autres enfants. Deux ans plus tôt, Areej el-Madhoon (14 ans) avait remporté le même concours.

À LIRE : Destruction : la rentrée scolaire dans les territoires palestiniens occupés

Les enfants palestiniens nés dans la diaspora ont également inspiré les autres. Leanne Mohamad, une jeune Palestinienne de 15 ans, a remporté un défi régional d’expression à Londres en 2015-2016 en évoquant les effets de la Nakba sur les Palestiniens. Nous ne saurons jamais si elle aurait gagné la compétition principale puisque son prix a été retiré par les organisateurs sous la pression de groupes pro-israéliens.

Le père fondateur d’Israël, David Ben Gourion, a dit un jour à propos des Palestiniens : « Les vieux mourront et les jeunes oublieront. » Il avait tort.

 

– Kamel Hawwash est un professeur britannico-palestinien d’ingénierie à l’Université de Birmingham et un militant de longue date pour la justice, en particulier pour le peuple palestinien. Il est vice-président du British Palestinian Policy Council (BPPC) et membre du Comité exécutif de la Campagne de solidarité avec la Palestine (PSC). Hawwash apparaît régulièrement dans les médias comme commentateur sur les questions du Moyen-Orient. Il dirige le blog www.kamelhawwash.com. Vous pouvez le suivre sur Twitter : @kamelhawwash. Il a rédigé cet article à titre personnel.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

Photo : une Palestinienne tient une affiche montrant un enfant qui pleure lors d’une manifestation en soutien aux enfants de la bande de Gaza en juillet 2014 dans la ville de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie (AFP).

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.